Pterophyllum scalare:  

 

Le scalaire

 

         

 

Textes et photos d'aqua-david           http://www.aquadavid.fr.st

 


SYSTÉMATIQUE :

 

Pterophyllum scalare a été décrit en 1823 par Lichtenstien

 

        Embranchement des Chordés

              Sous embranchement des Vertébrés

                     Classe des Téléostéens.

                             Ordre des Perciformes.

                                     Famille des Cichlidés.

                                             Sous-famille des cichlasominae

                                                   Tribu des Heroïni

                                                        Genre: Pterophyllum.

                                                        Espèce: scalare.

 

 

Biotope d’origine :

 

Le scalaire est originaire de l’Amérique du sud où il fréquente les fleuves du Nord-Est : Surtout l’Orénoque et l’Amazone.

 

Il a donc une assez large répartition ce qui fait que l’on peut dire qu’il existe plusieurs espèces que nous verrons un peu après.

 

Le pH de l’eau est acide : il varie entre 5,8 et 6,2. Cette valeur reste peu acide. Cette acidité est due à la pauvreté minérale de l’eau et aux nombreuses racines qui tapissent le fond des fleuves.

 

La dureté est extrêmement faible voire quasiment nulle : elle est environ de 1°GH. Cette hypominéralisation de l’eau est caractéristique de l’Amérique du Sud. Cette valeur sera difficile à obtenir en aquarium et encore plus à maintenir dans le temps même avec un remplissage total à l’eau osmosée ou de pluie.

 

La température varie énormément d’un site à l’autre. Suivant qu’il soit couvert et protégé par les arbres ou en plein air, suivant le débit de l’eau, la largeur et la profondeur du bras du fleuve, les températures fluctuent énormément. On peut dire que la moyenne se situe entre 29 et 32°C le jour et on peut enlever quelques degrés pour la nuit.

 

L’eau est plus calme pour les parties larges du fleuve. La végétation est pauvre voir inexistante dans les bras principaux et pouvant être très dense dans les petits bras morts et les diverses ramifications du fleuve.

 

 

 

Les espèces de scalaires :

 

On différencie trois espèces distinctes qui correspondent à trois phénotypes de trois lieux de pêche.

 

Les autres espèces ne seraient que des variétés des trois espèces précédemment citées.

 

 

Maintenance :

 

La forme actuelle du scalaire n’a plus rien à voir avec le phénotype sauvage. Il est de plus en plus difficile de trouver sur un lieu de vente des scalaires ressemblant à leurs cousins Américains. Cela fait de lui un cichlidé plutôt facile à maintenir dans nos aquariums.

 

Sa longueur de 15 cm et sa hauteur de 20 cm font de lui un cichlidé pour bac de plus de 200 litres. La longueur du bac est moins importante que la hauteur dans le choix de l’aquarium. En effet, le bac aura une hauteur d’eau de plus de 50 cm, ceci dans un souci de protection de sa nageoire dorsale qui risque de développer des déformations physiques ou biologiques si elle est constamment à l’air libre.

 

Le scalaire est un animal grégaire, il est nécessaire d’acquérir un groupe d’au moins 4-5 individus afin que ses instincts naturels de hiérarchie soit mis en place. Dans le milieu naturel les scalaires vivent en bancs de plusieurs dizaines d’individus. Les couples ne quittent le groupe que le moment de la reproduction. En aquarium, les scalaires gardent cet instinct et restent en groupe socialement ordonné jusqu'au moment des reproductions.

 

L’aquarium sera couvert d’une couche de sable de Loire, sur laquelle, on placera un enchevêtrement de racines de tourbières. Quelques plantes pourront être placées par endroits mais elles ne sont pas nécessaires et quasi-inexistantes dans le milieu naturel. Ces plantes pourront être des Vallisnérias, des Anubias…

 

Une eau légèrement acide et peu minéralisée conviendra à la maintenance et à la reproduction de sujets du commerce. Par contre les individus d’origine sauvages il sera nécessaire de se rapprocher des caractéristiques physico-chimiques du milieu naturel.

 

La température sera portée à 28-29°C, ce qui permettra de maintenir d’autres espèces du bassin amazonien tel que des discus par exemple avec lui.

 

La filtration est peu importante et doit rester assez faible car les scalaires n’apprécient pas les forts courants qui peuvent les gêner notamment pour attraper leur nourriture. Le débit d’une fois le volume du bac par heure semble être convenable.

 

L’alimentation n’est pas un problème (encore une fois pour les espèces du marché commercial) car les scalaires happent tout ce qui se trouve à portée de bouche. Que ce soit des paillettes, de la nourriture congelée (larves de Chironomes, Artémias, …) ou vivante (larves de Chironomes, Daphnies, …) tout est accepté.

Encore une fois, le problème est de diversifier l’alimentation. Dans la nature, un poisson ne mange pas un aliment mais une variété d’aliment ce qui permet d’avoir une alimentation équilibrée…

 

 

 

La Reproduction :

 

La maintenance de ce poisson est une chose, sa reproduction en est une autre. En bac d’ensemble, on pourra avoir des pontes, voire des larves mais rarement des jeunes et encore moins des adultes. La reproduction des espèces du commerce reste à la portée de beaucoup mais celle des espèces sauvages devient un vrai cauchemar et tourne vite à l’échec.

 

Le bac de maintenance servira de prémices à la reproduction. Parmi les scalaires du bac, on a un matin le plaisir de voir un couple isoler le reste du bac et protéger une grappe d’œufs. Le couple doit se choisir parmi le groupe et faire ses essais dans le bac d’ensemble. Il ne faut pas se précipiter et isoler un couple dans un autre bac dès la première ponte. Il faut savoir que les élevages intensifs pour reproduire les scalaires de ventes sont anti-naturels. Les jeunes sont retirés très tôt des parents et donc n’ont pas pu acquérir les modes de reproduction naturels. Les scalaires doivent apprendre et donc passer par des essais erreurs.

Les essais faits, le couple va devenir fidèle, reproduire de plus en plus régulièrement et manger de moins en moins souvent la ponte. Un jour même, des larves naîtront…

 

A partir de ce jour, on peut isoler le couple reproducteur dans un bac de reproduction. Le sol sera nu et l’eau de la même qualité que le bac d’ensemble.

Les parents vont commencer par nettoyer le support de ponte car les scalaires sont des poissons pondeurs sur substrat découvert. Inlassablement les deux parents vont brouter le futur support de ponte jusqu’à de qu’il soit à leur goût.

Ensuite, ils vont faire des essais : le couple va faire des essais de passage de ponte jusqu’à ce qu’ils soient prêts. Quand les conditions leurs semblent favorables, la femelle va déposer des lignes d’œufs, fécondés systématiquement par le mâle.

La ponte terminée, les œufs sont surveillés et nettoyés jusqu’à l’éclosion. Environ deux jours plus tard, les larves sont visibles. Les parents vont les déplacer plusieurs fois pendant environ 4-5 jours. Puis ce sera la nage libre et les alevins auront résorbé leur sac vitellin. La nourriture de base sera constituée de naupli d’Artémis, de paillette écrasée et de micro vers.

 

Les alevins pourront être laissés aux parents ou élevés à part dans un bac de grossissement.

Cependant, il faut se poser une question : Reproduire, mais pour quoi faire ? La reproduction doit rester l’aboutissement de la maintenance réussie d’un poisson mais non pas une usine à produire toujours plus de poissons…

 

 

 

Les espèces associées :

 

 

       LES CICHLIDES :

 

 

               Les autres HEROINI :

 

Dans cette tribu, on trouve les genres : Mesonauta, Pterophyllum, Symphysodon et Uaru.

 

Ils ont le corps haut et comprimé latéralement. Leur biotope se résume en un enchevêtrement de racines et d’arbres morts tombés dans l’eau. Ils ont les mêmes exigences que le scalaire et pourront très bien lui tenir compagnie dans un bac régional.

 

 

               Les GEOPHAGINES :

Dans cette tribu, on trouve les genres : Biotodoma, Geophagus, Satanoperca

 

Ils ont tous la bouche en position infer (c’est à dire dirigée vers le bas) car ils trouvent leur nourriture dans le sol.

(Géo : terre ; phagus : mangeur)

 

 

 

               Les CICHLIDES dits NAINS :

 

Ils sont tellement nombreux que l’on ne peut faire une liste exhaustive ici, de plus la plupart ne sont pas encore décrits ou pas encore découverts.

Certains vivent dans les même sites que les scalaires mais la plupart préfèrent vivre dans des bras plus petits et avec une végétation plus dense ce qui leur apporte nourriture et protection.

 

 

               Les CICHLINAE :

 

Dans cette tribu, on trouve les genres Crenicichla, Teleocichla

 

Le corps est fuselé et très bien adapté à la poursuite, ce sont de véritables prédateurs. Ils sont à l’Amazone ce que le Brochet est à nos fleuves et rivières.

 

Les Teleocichla étant les nains de cette tribu.

 

 

 

 

D'autres sous-familles et tribus de cichlidés cottoient le scalaire dans le milieu naturel mais la liste ne peut- être exhaustive. Le but ici n'était pas de lister les espèces Amazoniennes mais de donner une idées de cohabitations possibles en aquariophilie.

 

 

       LES CHARACIDES :

 

La liste ne peut être exhaustive car il faudrait consacrer un article entier à ces poissons mais l’on peut citer quelques espèces connues et représentatives.

 

 

 

 

Il existe une espèce proche mais moins colorée : Petitella georgiae

 

 

 

 

       LES LORICARIIDES :

 

Ils ont tous une bouche en forme de ventouse qui sert à s’accrocher sur les parois vitrées de l’Amazone et ainsi débarrasser ces surfaces transparentes des algues pour le grand plaisir des animaux et indigènes de la forêt.

Parallèlement à cet usage, la ventouse sert à maintenir une position statique dans les courants rapides de certaines parties du fleuve.

Ces poissons ne fréquentent pas directement les scalaires dans leur milieu naturel mais vivent dans des eaux aux caractéristiques physico-chimiques très proches.

On pourra donc les maintenir ensembles dans un bac communautaire.

 

On peut citer quelques exemples :

 

 

 

 

 

 

       LES CORYDORAS :

 

Ils sont tous originaires d’Amérique du Sud et sont surtout répartis dans l’Orénoque. Ils nettoient inlassablement le sol des fleuves et rivières pour le plus grand plaisir des touristes.

 

 

 

UN EXEMPLE DE BAC :

Le volume d’un bac d’ensemble pourra être d’environ 600 litres : 150 X 70 X 60 (en cm)

 

Décor : Racines de tourbière.

Quelques plantes

Une tête de mort fluo…

 

Population :

Dans un bac d’ensemble, il faut compter au maximum 1 à 2 cm de poisson adulte pour 1 litre d’eau réel. On prendra donc environ 300 à 400 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'actu  |  Poissons  |  Plantes  |  Photos  |  Articles  |  Astuces  |  F.A.Q  |  A.A.R  |  Monstres  |  Kitch-land Liens